Bordeaux en scène

09 octobre 2017

Gauvain Sers - Au Théâtre Fémina le 12/10

On lui prête de faux airs de Renaud, jeunot. Lui, c'est Gauvain Sers, "un Creusois à casquette en velours côtelé marron", que j'ai pu interviewer en juillet dernier, quelques semaines seulement après la sortie de son premier album, Pourvu. Une interview à relire ici. Depuis, l'artiste écume les scènes aux 4 coins de l'Hexagone. Il y a 4 jours, il triomphait devant une salle de La Cigale comble. Le 22 mars prochain, son nom s'affichera en lettre capitales rouges sur le fronton de l'Olympia, à Paris. Une consécration pour ce parolier conteur d'histoires.

Bordeaux en scène spectacle vivant concert Gauvain Sers Bordeaux

Hier, il fêtait un sacré bel anniversaire, Gauvain. 1 an, déjà. Le 8 octobre 2016, le chanteur Renaud l'appelait pour lui proposer d'assurer les premières parties de son Phénix Tour. Un joli cadeau d'anniversaire trois semaines en avance pour le Limougeaud, qui voyait, là, son rêve de partager son univers décalé avec le public se concrétiser. Une fantastique rampe de lancement. Le succès ne démord pas : d'ici fin décembre, Gauvain Sers donnera plus d'une trentaine de concerts, pour le plus grand plaisir de ses fans.

Ci-dessous le premier clip du chanteur, issu de son album éponyme. Fantaisie, humour... Appréciez !

 
Clip Pourvu

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Théâtre Fémina
10, rue de Grassi
33000 BORDEAUX
05 56 52 45 19
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07 octobre 2017

Florent Pagny - À la Patinoire Mériadeck le 10/10

Le Présent d'abord est dans les bacs depuis le 22 septembre. Plus de 2 ans après avoir assuré sa dernière tournée baptisée Vieillir ensemble - venue auréoler un opus qui s'est écoulé à plus d'1 million d'exemplaires -, Florent Pagny a décidé de repartir sur les routes avec ce 17e album studio.

Bordeaux en scène spectacle vivant concert Florent Pagny Bordeaux

Un "55 Tour" qui verra le chanteur charismatique réinterpréter tous ses plus grands tubes : N'importe quoi, Si tu veux m'essayer, Savoir aimer, Chanter, Dors, Et un jour une femme, Châtelet -les-Halles, Terre, L'air du temps, Je trace, Ma Liberté de penser, Là où je t'emmènerai... Derrière ces titres, des auteurs et des compositeurs de talent, parmi lesquels Lionel Florence, Pascal Obispo, Calogero, Daran, Christophe Cirillo, ou encore Marie Bastide. Sur Le Présent d'abord, Florent Pagny s'est entouré de la nouvelle génération : Maître Gims et Slimane y signent tous deux un titre.


Clip Le Présent d'abord

Un disque à la fois intime et universel, aux émotions puissantes, dans lequel Florent Pagny chante le présent, ses amours et ses bonheurs, le tout sur des mélodies imparables. Sa voix et sa personnalité séduisent toujours autant, au fil des années. De succès en succès, le répertoire de l'artiste en devient exceptionnel. Avec plus de 15 millions de disques vendus, Florent Pagny s'inscrit définitivement comme une référence dans le paysage musical français.  

Florent Pagny - Site / Facebook / Twitter / Youtube

Patinoire Mériadeck
95, cours du Maréchal Juin
33000 BORDEAUX
05 57 81 43 70
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02 octobre 2017

« Franchise Obligatoire » avec Florent Peyre - Au théâtre du Casino Barrière le 07/10

Flornet Peyre a cartonné, durant plusieurs années, avec Tout public ou pas, un spectacle dans lequel il entrait dans la peau d'individus proches de la schizophrénie, passant - en un éclair - d'un personnage sorti d'un film muet à Super Mario, d'un mafieux imposteur à un psychopathe à sa maman. Avec toujours, une aisance déconcertante. Avec toujours, une puissante comique intacte. Le trublion de la bande d'On n'demande qu'à en rire - l'ancienne émission dédiée aux humoristes, sur France 2, et animée par Laurent Ruquier - continue de suivre son petit bonhomme de chemin avec brio, intelligence et modestie.

Bordeaux en scène Franchise Obligatoire spectacle vivant théâtre Casino Barrière Bordeaux

SYNOPSIS

Après le one-man-show, le théâtre ! L’humoriste Florent Peyre est le métronome de cette pièce déjantée, écrite par deux auteurs qui grimpent. Les vannes fusent à un rythme d’enfer dans cette comédie truffée de quiproquos et de rebondissements. Une pièce qui démontre que dans les assurances comme dans la vie, la franchise est toujours obligatoire.

De : Matthieu Burnel et Cédric Clémenceau
Mise en scène : Xavier Letourneur
Avec : Florent Peyre, Constance Carrelet, Serge Da Silva, Matthieu Burnel

 
Teaser

Théâtre du Casino Barrière
Rue du Cardinal Richaud
33300 BORDEAUX
05 56 69 49 00
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24 septembre 2017

Jeff Panacloc - Au Pin Galant les 26 et 27/09

La ventriloquie se révèle à Jeff Panacloc au début des années 2000. À 17 ans, celui qui se fait encore appeler, à l'époque, Damien Colcanap, fait la connaissance du ventriloque français David Michel. De cette rencontre découlera une envie irrépressible de faire de la ventriloquie son métier. Dès lors, Damien Colcanap devient Jeff Panacloc. Accompagné de sa marionnette Jean-Marc, un singe grossier, sans gêne et franc du collier, Jeff Panacloc monte, en 2011, son premier spectacle, sobrement intitulé Jeff Panacloc et Jean-Marc.

2017

Il fait ses classes sur France 2, dans Le Plus Grand Cabaret du Monde de Patrick Sébastien, où il rencontre un vif succès. Parallèlement, Jeff Panacloc joue son 2e spectacle, Jeff Panacloc perd le contrôle !, dans lequel le public s'amourache de Jean-Marc, « un singe carburant à l'adrénaline ». En 2015, Jeff Panacloc signe à TF1. Régulièrement invité - notamment - de l'émission Vendredi, tout est permis, présentée par Arthur, l'artiste fait le show. La presse l'encense. Jeff Panacloc est idolâtré pour son humour grinçant, acerbe corrosif, qu'il transmet à un Jean-Marc déjanté et sans filtre.

Dans Jeff Panacloc contre-attaque, on nous promet un Jean-Marc « narcissique et vulgaire » et un Jeff Panacloc « explorant l'actualité et charriant nos personnalités préférées ». On y découvre deux nouveaux personnages : Nabilouche - qui n'est pas sans rappeler une certaine Nabila -, la petite-amie de Jean-Marc, et Jacky, que tout le monde connaît dans le métier, mais qui, lui, ne reconnaît plus personne. La famille s'agrandit. Jeff Panacloc tente la cohabitation, à quatre. Reprendra t-il enfin le contrôle ? 

 
Teaser Jeff Panacloc contre-attaque

 Jeff Panacloc - Site / Facebook / Twitter / Instagram / Youtube

Le Pin Galant
34, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny
33700 MÉRIGNAC
05 56 97 82 82
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13 septembre 2017

Da Silva - « La musique, ce sont 2-3 certitudes et 1 million de doutes »

Son 6e album, L'Aventure, est dans les bacs depuis le 24 mars dernier. Le 14 octobre, il sera en concert à L'Entrepôt, au Haillan. Da Silva nous a accordés, vendredi dernier, un entretien yeux dans les yeux. À l'instar de son album, il y parle de lui, caché derrière des métaphores expressives. Avec, toujours, une modestie naturelle rare. Rencontre.

Bordeaux en scène interviews Da Silva Bordeaux

Bordeaux en scène -  Da Silva, que de chemin parcouru en 12 ans de carrière ! Avec un changement de direction évident.

Da Silva Oh oui ! En 12 ans, j'ai sorti un album tous les 18 mois, en moyenne. Les premiers, aux arrangements acoustiques, étaient assez minimalistes. J'ai d'ailleurs enregistré mon premier opus chez moi. "L'Aventure" est beaucoup moins intimiste. C'est un disque très orchestré, plus pop que les précédents.

Bordeaux en scène -  Plus engagé, aussi.

Da Silva J'ai toujours eu des chansons engagées. Je pense qu'un artiste ne change pas vraiment, avec le temps. Il écrit sur ses obsessions. Pour moi, ce sont toujours les mêmes : le monde du travail, le féminisme, les sentiments et la mort. Un peu comme un bluesman, je dis toujours la même chose, seule la forme change. Et depuis le début de ma carrière, je ne cesse de "retricoter". Je parviens à défaire des noeuds, parfois. Je comprends mieux les choses de la vie. Du coup, je deviens plus précis dans mes textes.

Bordeaux en scène -  Vous chantez autour des sentiments... amoureux ?

Da Silva Pas que. C'est ce qu'on croit souvent, car sur mes premiers albums, je suis passé par le prisme du couple. Le couple, c'est une micro-société. On se confronte à l'autre, donc à soi-même, à ses actions et à ses idées. Seul, devant la glace, il n'y a aucun dommage collatéral. 

Bordeaux en scène -  II y a beaucoup de vous sur ce disque.

Da Silva Oui. J'espère néanmoins avoir réussi à utiliser suffisamment de métaphores et à mêler au réel assez de fiction pour que cela reste pudique.

Bordeaux en scène -  Ce dernier album est un exutoire, ou au contraire, vous avez fait table rase de vos maux pour produire une oeuvre avec plus de recul ?

Da Silva Après avoir fini un album, je fais toujours tapis. Je remets les compteurs à zéro systématiquement. Le plus beau, le plus excitant dans la musique, c'est le fantasme, le désir. C'est ce qui me donne l'envie de me lancer dans un nouveau projet. Une fois qu'il devient réel, il est temps pour moi de me replonger dans le fasntasme.

Bordeaux en scène -  Est-ce l'album dont vous êtes le plus fier ?

Da Silva Je ne suis "fier" de rien.

Bordeaux en scène -  Satisfait ?

Da Silva Je ne suis jamais satisfait de ce que je fais. Mes erreurs, j'essaie de les rattraper sur le disque suivant. On est "satisfait" de guérir, d'aider les gens, pas de faire de la musique. On crée quelque chose où l'aquabonisme frappe à la porte en permanence. Il n'y a pas de quoi frimer ! Je trouve que la musique, devant sa complexité, rend modeste. Il faut être complètement fou pour aimer écrire, tellement c'est un puits sans fond. C'est abyssal ! On ne peut se réclamer d'être autosatisfait.

Bordeaux en scène -  Sur cet opus, iI y a une jolie métaphore avec l'ex-tennisman américain John McEnroe...

Da Silva C'est un personnage que j'adore. Sur le court, il était à la fois tendre et en proie à des coups de sang et une colère incroyables. Ça le rendait terriblement humain. Il ne cédait sur rien, sauf sur son tendon d'Achille. Dans un sport censé représenter le fair-play et la politesse, il savait transgresser les codes.

Bordeaux en scène -  Pouvez-vous affirmer que L'Aventure est l'album de la maturité ?

Da Silva Je suis incapable d'affirmer quoi que ce soit. Vous savez, la musique, ce sont 2-3 certitudes et 1 million de doutes. La maturité, pour moi, c'est le début de la fin. Ça ne m'intéresse pas. Avoir atteint la maturité, ça veut presque dire que j'ai trop mûri. Ce serait le début du périssement ! La musique est un exercice d'équilibriste difficile et dangereux. Quelque chose que l'on maîtrise, mais qui peut nous dépasser.

Bordeaux en scène -  Quand écrivez-vous ?

Da Silva Entre 5h et 8h du matin, à l'heure où le monde n'est pas encore éveillé, à l'heure où le quotidien n'a pas encore repris le dessus. Un laps de temps durant lequel j'ai réussi à développer mon imaginaire. Le reste du temps, je suis un homme bien banal.

Bordeaux en scène -  Que vous définiriez comment ?

Da Silva Comme une vieille bagnole de 1976 qui a été repeinte, dont le moteur a été cassé deux fois, mais qui reste intacte. Prête à faire encore beaucoup de kilomètres !

Bordeaux en scène -  Et elle a déjà bien roulé, cette bagnole. Après avoir écrit Les Jours Electriques pour Jenifer, issu de son album L'Amour & Moi sorti en 2012, vous signez les paroles et la composition de 10 des 11 titres de Paradis secret, le dernier opus de l'artiste paru en octobre dernier. Comment ce projet s'est-il concrétisé ?

Da Silva À l'époque de ses démêlés avec France Gall - on est en 2013 -, Jen vient me voir et me dit : "Je ne veux plus faire de musique, sauf si c'est toi qui me fais un disque." On a pris un appartement, on s'est enfermés pendant 6 semaines, à travailler d'arrache-pied sur des chansons qui lui correspondent. On a enregistré les maquettes, mais Jen n'a pas voulu les faire écouter à sa maison de disques. Elle ne souhaitait pas un univers à la mode, mais plutôt seventies, avec de la soul et du funk. Je l'ai donc suivie et soutenue dans son projet, que l'on a mené à son terme.

Bordeaux en scène -  Pourquoi faîtes-vous de la musique ?

Da Silva Pour consoler les gens, les rendre heureux et essayer de les faire réfléchir.

Bordeaux en scène -  Votre musique me rend heureux, vos textes me font réfléchir. Mais je n'ai pas forcément besoin d'être consolé, en ce moment !...

Da Silva Tout le monde a besoin d'être consolé. L'écrivain et journaliste suédois Stig Dagerman disait : "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier." Il faut juste se l'avouer.

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"Alexis. Merci pour tout. Da Silva."

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11 septembre 2017

Les Choristes - « Les morceaux du spectacle ne font pas avancer l'histoire, mais nourrissent les personnages qui la composent »

Fin mai 2004, seulement 10 semaines après sa sortie en salles, le film Les Choristes franchissait la barre des 8 millions d'entrées. Treize ans plus tard, son réalisateur, Christophe Barratier, a décidé de l'adapter sur scène. La troupe du spectacle musical est actuellement en tournée. Jeudi dernier, le Directeur et le surveillant de l'Internat "Le Fond de l'Etang" étaient de passage à Bordeaux. Rencontre avec Patrick Zard et Jean-Louis Barcelona.

Bordeaux en scène interviews Les Choristes Bordeaux
Jean-Louis Barcelona et Patrick Zard

Bordeaux en scène Patrick, dans ce spectacle, vous êtes odieux ! Que préférez-vous : interpréter un rôle assez proche de votre personnalité au quotidien, ou aller dans le contre-emploi comme c'est, je suppose (!), le cas ici ?

Patrick Zard Jouer un méchant, c'est jubilatoire ! Rachin est tellement méchant qu'il en est drôle. C'est ce qu'on appelle un méchant de comédie, à l'instar des personnages que campait Louis de Funès qui, à force d'être tyranniques, en deviennent ridicules. Alors oui, tous les soirs, je me fais huer. Mais c'est un plaisir de se faire huer !

Jean-Louis Barcelona Ça veut dire qu'il est très bon comédien.

Patrick Zard Sauf qu'à la 47e représentation, je ne me suis pas fait huer. Je n'ai pas dû être bon...

Jean-Louis Barcelona - Il était très triste de ne pas s'être fait huer.

Bordeaux en scène - Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans chacun de vos personnages ?

Jean-Louis Barcelona Clément Mathieu est un personnage touchant, attendrissant, sensible, au dévouement des autres, et malicieux. Je pense que Christophe Barratier a ressenti que j'avais la profonde envie d'interpréter ce rôle. En même temps, c'était un vrai challenge.

Patrick Zard - Le rôle de composition que propose le personnage de Rachin. Il faut être crédible, drôle et méchant à la fois.

Jean-Louis Barcelona - Mais ça, tu l'es déjà !...

Patrick Zard - C'est un sacré dosage à trouver. Le piège serait de tomber dans la caricature. Il faut éviter de trop "defunessiser" le personnage.

Jean-Louis Barcelona - Oui, car on peut monter en puissance très rapidement...

Bordeaux en scène - Quelle différence fondamentale faîtes-vous entre le théâtre et le cinéma ?

Jean-Louis Barcelona Au cinéma, il peut y avoir des gros plans, des plans de coupe, etc. La meilleure prise sera retenue. Au théâtre, c'est du one shot : c'est comme un grand plan séquence. On se retrouve face au public. L'émotion est décuplée.

Patrick Zard Par rapport au film qui était déjà très tranchant, l'émotion dégagée est démultiplée, je confirme.

Bordeaux en scène - J'ai dénombré 5 chansons dans le film interprétées par le choeur d'enfants, 12 dans le spectacle musical... Est-ce que cela signifie que les comédiens chantent ?

Jean-Louis Barcelona C'est exactement cela ! On a été coachés par Baptiste Famery. Un défi personnel qui s'ajoute à l'incarnation du rôle de Clément Mathieu. Les morceaux du spectacle ne font pas avancer l'histoire, mais nourrissent les personnages qui la composent, dont les enfants. Ces voix cristallines, cette beauté, cette pureté, cette rigueur, cette spontanéité, cette fraîcheur... C'est magnifique. Chaque soir, on est cueillis. Comme le public. Je comprends les standing ovation. Elles sont pour eux.

Patrick Zard Je trouve que Christophe Barratier a parfaitement réussi son coup, en ce sens que les morceaux interprétés par les adultes sont presque "dessinés" pour des comédiens. 

Bordeaux en scène - Pourquoi un internat mixte, alors qu'en 1949, cela n'existait pas ?

Patrick Zard - Dans le film, le choeur d'enfants est exclusivement constitué de jeunes garçons. Dans la bande son originale, on entend des voix de filles. Celles-ci n'apparaissent pas à l'écran. Un choeur mixte est pourtant bien plus puissant et beau qu'un choeur spécifiquement composé de garçons ou de filles. C'est ce qu'on a voulu montrer sur scène.

Bordeaux en scène - Jean-Louis, si je vous dis Isabelle Mergault...

Jean-Louis Barcelona - La femme de ma vie. C'est quelqu'un que je porte dans mon coeur. C'est la première personne à m'avoir écrit une pièce de théâtre et 3 rôles sur-mesure dans "Adieu, je reste" avec Chantal Ladesou, "L'Amour sur un plateau" avec Pierre Palmade et "Ouh Ouh", ainsi  qu'un rôle au cinéma dans "Donnant Donnant". C'est aussi la seule qui a les clefs de mon appartement !

Bordeaux en scène - Vous avez tous deux tourné avec des pointures internationales : Pierce Brosnan et Emma Thompson pour Jean-Louis dans Duo d’escrocs en 2013, Woody Allen et Emma Stone pour Patrick dans Magic in the Moonlight en 2014. Quel souvenir en gardez-vous ?

Jean-Louis Barcelona J'étais super content et très heureux d'apprendre au contact d'une telle distribution.

Patrick Zard - Pour ma part, c'était très émouvant. Woody Allen n'est pas quelqu'un de directif, il ne dirige pas. On m'avait prévenu : "Ne sois pas étonné s'il ne te dit rien, ce sera même bon signe." Ce fut le cas. Je me souviens qu'il essayait constamment, entre les prises, de faire rire Emma Stone. Quand il y parvenait, son visage s'illuminait !

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"Merci Alexis pour ta gentillesse, ton professionnalisme ! Super souvenir et
interview. 
Plein de Bonheur. Bises. Jean-Louis Barcelona."

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"Pour Alexis. En souvenir de cet agréable moment dans une cave bordelaise.
Bien amicalement. Zard'."

03 septembre 2017

Christophe Maé - À la Patinoire Mériadeck le 29/09

Depuis la fin de la comédie musicale Le Roi Soleil en 2007, au sein de laquelle il campait le rôle du frère du roi Louis XIV, Christophe Maé a enchaîné les succès, permettant à ses 4 albums (Mon paradis en 2007, On trace la route en 2010, Je veux du bonheur en 2013 et L'Attrape-rêves en 2016), tous certifiés Diamant (au moins 500 000 exemplaires vendus), de se hisser, à chaque fois, à la première place des Charts. Dix ans de succès, plus de 4 millions d'albums vendus, plus de 400 concerts et 2 millions de spectateurs plus tard, l'aventure continue avec L'Attrape-rêves Tour.

Bordeaux en scène concerts Christophe Maé Bordeaux

L'Attrape-rêves, c'est son 4e album studio co-signé avec Paul Ecole (Calogero, Oxmo Puccino...) et porté par Il est où le bonheur ?, un premier single en forme de confession. Dans ce clip spectaculaire réalisé par John-John Goussens, le chanteur apparaît à 25, 40, 60 et 80 ans, grâce à un travail de maquillage remarquable.


Clip Il est où le bonheur ?

 Dans Marcel, Christophe Maé, tendre, chante son dernier fils, âgé de 4 ans.

 
Clip Marcel 

Avec L'Attrape-rêves, le parolier Boris Bergman (Alain Bashung, Maxime Le Forestier...) et Christophe Maé donnent vie à l'objet amérindien ramené, un jour, de l'école par son fils Jules. Il y a aussi le titre Ballerine, que l'artiste dédicace à sa bien-aimée, Nadège Sarron. Comme une demande en mariage. Christophe Maé se veut plus intime. Dans la chanson engagée Lampedusa, il évoque le drame du naufrage d'un bateau remplis de migrants, le 3 octobre 2013. L'émotion gagne et saisit. Sur des notes tantôt folk, pop, blues, à l'harmonica ou à la guitare acoustique, et avec un ton qui lui est propre, la tête pleine de rêves, Christophe Maé, un brin moqueur et observateur, s'amuse des clichés. Toujours aussi joyeux et bon enfant.

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Patinoire Mériadeck
95, cours du Maréchal Juin
33000 BORDEAUX
05 57 81 43 70
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02 septembre 2017

Shy'm - Au Théâtre Fémina le 30/05

Héros, le 6e album de Shy'm, est dans les bacs depuis hier. Un opus que l'artiste présentera à l'occasion d'une série de 13 concerts, prévue au Printemps 2018 en France (Lille, Paris, Yerres, Longjumeau, Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse et Bordeaux), en Belgique (Bruxelles) et en Suisse (Lausanne). Une tournée minimaliste et intimiste, qui lui permettra de se rapprocher plus encore de son public.

Bordeaux en scène spectacle vivant concerts Shy'm Bordeaux

Porté par le premier single Mayday (feat. Kid Ink) et l'actuel Si tu m'aimes encore, Héros, composé par Louis Côté et produit par Cyril Kamar - que vous connaissez peut-être plus sous le pseudonyme de K-Maro -, comporte des sonorités électro, pop, R'n'B résolument toujours plus modernes. L'énergie positive que dégage ce disque se confond en émotion sur le titre Encore, un sublime guitare-voix. Un registre dans lequel Shy'm, sur le fil, excelle. Un beau retour aux sources pour celle qui n'a jamais quitté le paysage musical français depuis 11 ans.


Clip Si tu m'aimes encore

Cet automne, c'est dans le costume d'animatrice que l'on retrouvera Shy'm, qui a été choisie pour présenter Nouvelle Star sur M6, à l'occasion du retour du programme, pour sa 13e saison. Elle officiera aux côtés d'un tout nouveau jury constitué de Benjamin Biolay, Coeur de Pirate, Dany Synthé et Nathalie Noennec.

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Théâtre Fémina
10, rue de Grassi
33000 BORDEAUX
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08 juillet 2017

Gauvain Sers : « Ce disque comporte de belles pousses d'humour et brasse pas mal d'émotions »

Propulsé sur le devant de la scène par le chanteur Renaud, Gauvain Sers voit, ces derniers mois, sa carrière décoller en flèche. Son 1er album, Pourvu, est dans les bacs depuis le 9 juin. L'artiste creusois sera sur la scène du Théâtre Fémina le 12 octobre. Rencontre.

Bordeaux en scène spectacle vivant interview artistes Gauvain Sers Bordeaux
© David Desreumaux

Bordeaux en scène - Gauvain, quand on écoute ce 1er opus, rire et émotion s'entremêlent.

Gauvain Sers - Je joue effectivement sur plusieurs terrains. Ce disque comporte de belles pousses d'humour et brasse pas mal d'émotions. Les chansons traitent du quotidien, d'amour, mais il y a aussi des coups de gueule. Musicalement, on retrouve guitares et sonorités folk et anciennes.

Bordeaux en scène - Votre "truc", c'est la chanson à texte. En fait, vous êtes un genre de "storyteller" des temps modernes...

Gauvain Sers - J'aime bien ce terme ! Disons que j'aime raconter des histoires, réalistes, en y apportant mes petites touches de fantaisie et d'humour.

Bordeaux en scène - De qui vous êtes-vous "nourri" durant l'enfance ?

Gauvain Sers - Jean Ferrat, Georges Brassens, Barbara, Anne Sylvestre, Allain Leprest côté chanson française. Bob Dylan, Neil Young, Simon & Garfunkel, Leonard Cohen côté folk US. J'ai essayé de mêler ces deux univers en produisant de la chanson à texte, avec des sonorités anglo-saxonnes.

Bordeaux en scène - Il y a quelque chose de Renaud en vous...

Gauvain Sers - C'est gentil ! Renaud est un immense artiste que j'admire, et que j'ai beaucoup écouté durant mon enfance. Je crois qu'on appartient, lui et moi, à la même famille de la chanson.

Bordeaux en scène - Comment en êtes-vous venu à faire les premières parties de son "Phénix Tour" ?

Gauvain Sers - Quatre jours avant sa série de concerts au Zénith de Paris, début octobre dernier, Renaud s'est mis à la recherche, en toute hâte, d'une première partie. Lui et son assistant ont visionné plusieurs profils de chanteurs. En tombant sur le mien, ils ont écouté mon titre "Pourvu", puis ont souhaité en écouter un 2e, puis un 3e. Une demi-heure plus tard, Renaud avait réussi à dénicher mon numéro. Il m'a alors appelé pour me proposer de l'accompagner sur sa tournée.

Bordeaux en scène - La boucle est en quelque sorte bouclée. Surtout quand on s'amuse à certains parallèles, notamment entre votre titre Entre République et Nation et celui de Renaud J'ai embrassé un flic. Un clin d'oeil au chanteur ?

Gauvain Sers - Vous me croyez si je vous dis que ce n'était pas voulu ? J'ai écrit mon titre bien avant Renaud, le lendemain de la marche du 11 janvier 2015. C'est drôle d'avoir évoqué, chacun, le même sujet, même si son traitement est différent. D'autant que certaines tournures sont quasiment identiques d'un titre à l'autre.

Bordeaux en scène - Mon fils est parti au Djihad : poignant. Tu puises indéniablement ton inspiration dans l'actualité.

Gauvain Sers - C'est important, pour un artiste, de parler de son époque. Cette chanson clôt l'album. Elle aborde un sujet casse-gueule. J'ai choisi de partir du point de vue de la mère pour basculer dans un registre axé sur l'émotion et délivrer un message.

Bordeaux en scène - Quel est ton titre préféré de l'album ?

Gauvain Sers - J'ai un faible pour "Mon rameau", un titre engagé et poétique que j'interprète en duo avec Clio.

Bordeaux en scène - Qu'est-ce qui peut toucher le public chez un artiste ?

Gauvain Sers - Au-delà de son univers, je dirais la sincérité qu'il dégage à la fois dans ses chansons et sur scène, ainsi que sa générosité et ce qui en découle : son altruisme, son sens du partage, et sa capacité à permettre au public de s'identifier à lui.

Bordeaux en scène - Tu seras le 12 octobre prochain au Théâtre Fémina, à Bordeaux, 1 semaine tout juste après La Cigale, à Paris.

Gauvain Sers - Je suis très content de revenir dans la région de Bordeaux, moi qui suis originaire de la Creuse, non loin de là. Le Théâtre Fémina est une très belle salle, j'ai hâte d'y jouer. Ça va être un réel beau moment de partage et de communion.

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Florent Mothe : « Il y a deux choses que j'aime par dessus tout : la création et la scène »

Après avoir tour à tour raconté Mozart dans Mozart L'Opéra Rock de 2009 à 2014, puis Le Roi Arthur dans La Légende du Roi Arthur de 2015 à 2016, Florent Mothe a décidé de se consacrer à son 2e projet solo, après la sortie de Rock in chair en 2013. Dans le cadre de la tournée de Danser sous la pluie, l'auteur-compositeur-interprète sera de passage à Bordeaux le 17 novembre. Rencontre.

Bordeaux en scène spectacle vivant interviews artistes Florent Mothe Bordeaux
© Arno Lam

Bordeaux en scène - Florent, quelques mots sur ce 2e opus.

Florent Mothe - Contrairement à mon premier album - relativement sombre -, celui-ci est plus "posé". Un style électro pop voire électro rock - en live -, et des titres avec des "happy ending". Ça change !

Bordeaux en scène - Des ballades sentimentales - à l'instar de Mon Coeur et Danser sous la pluie - se mêlent à des morceaux plus rythmés. Un Florent Mothe tantôt calme, tantôt "pile électrique". Branché sur courant alternatif, en définitive.

Florent Mothe - C'est exactement ça. Je suis capable d'écouter à la fois de la musique classique et du hip-hop revendicateur.

Bordeaux en scène - Un côté rebelle ?

Florent Mothe - Oui ! Mais pour le moment, ce pan de ma personnalité ne s'est pas exprimé, artistiquement, comme je le souhaitais. J'ai l'impression qu'avec l'âge, ce côté rebelle s'estompe, même. J'ai souvent été en colère, dans le passé, contre moi-même. Je suis plus en paix aujourd'hui. Peut-être parce que j'accepte plus la vie telle qu'elle est. Après, il y a de vrais combats que j'aimerais mener, en référence à la vie, à l'injustice, par exemple. Ces combats s'amplifient au fil des années, mais je ne me sens pas encore assez sage pour pouvoir les aborder en chanson. Un jour, je le ferai.

Bordeaux en scène - Florent, dans un de tes titres, tu te demandes : "Qu'est-ce qu'un homme ?" As-tu la réponse ?

Florent Mothe - Un Homme ne doit pas toujours être le meilleur. Pour s'affirmer, il doit être capable de montrer sa fragilité et sa sensibilité. C'est l'amour qu'il va donner et celui qu'il va recevoir qui vont faire de lui un Homme.

Bordeaux en scène - Qu'est-ce qui a fait que des années après, on continue de s'émerveiller ?

Florent Mothe - Chaque concert est un moment d'émerveillement. Depuis le coup d'envoi de ma tournée, le 23 mars dernier, à La Cigale, à Paris, je suis presque tous les soirs de semaine et du week-end sur scène, pendant 1h30. C'est un vrai bonheur. Le public est à moi, je suis à eux.

Bordeaux en scène - La scène, pour toi, ça représente une étape ou un aboutissement ?

Florent Mothe - Dans mon métier, il y a deux choses que j'aime par dessus tout : la création - d'une mélodie ou d'un texte, qui, par sa dimension "magique", fait naître une émotion en toi - et la scène. Et la scène, c'est une fin en soi. Je m'y sens bien, épanoui et moi-même.

Bordeaux en scène - Quelques clefs pour réussir dans ce métier ?

Florent Mothe - La réussite repose sur beaucoup de chance. C'est similaire au loto : tu continues de jouer tant que tu n'as pas gagné. Un jour, tu remportes le jackpot. Tu ne pouvais pas l'anticiper. Il y a une part de destin, sans aucun doute. Je base ma réussite sur mon bonheur. Je me dis que j'ai réussi lorsque je suis heureux. Il y aussi une part de choix, à faire en son âme et conscience. Pour cela, il faut se connaître, et savoir exactement ce dont on a envie.

Bordeaux en scène - Tu as donc été sacrément heureux ces dernières années...

Florent Mothe - C'est vrai qu'entre "Mozart L'Opéra Rock" et "La Légende du Roi Arthur"... Là, j'ai l'impression, depuis l'année dernière, de franchir un nouveau cap. Depuis la fin de "La Légende du Roi Arthur", j'ai écrit pour l'album "Encore un soir" de Céline Dion. J'ai aussi travaillé avec Lilian Renaud [NDLR : le vainqueur de la 4e édition de "The Voice", sur TF1, en 2015] et Natasha St-Pier.

Bordeaux en scène - Un regret ?

Florent Mothe - Dans "Danser sous la pluie", je chante : "Si c'était à refaire / J'irais danser sous la pluie / Les faux pas d'hier / M'ont amené aujourd'hui / À toi". Voilà : c'est aussi grâce aux erreurs commises dans le passé que j'en suis là aujourd'hui. Après, on a toujours des regrets. J'ai eu tort de m'être trop renfermé sur moi-même, quelques années en arrière. De ne pas m'être ouvert un peu plus tôt au monde et à moi-même. J'étais sûrement un peu trop égoïste et jaloux, j'avais aussi très peur. Avec l'âge, je me suis débarrassé de ces défauts. J'essaie désormais d'être le plus reconnaissant de ce que m'offre la vie au quotidien. 

Bordeaux en scène - Un Florent Mothe plus ouvert. Plus ouvert à la danse aussi, toi qui as participé, en fin d'année dernière, à la 7e saison de Danse Avec Les Stars, sur TF1.

Florent Mothe - Une très belle aventure, qui m'a permis de révéler un potentiel que j'ignorais totalement. J'ai toujours pensé être un très mauvais danseur. Au final, j'ai terminé à la 5e place. C'était très intéressant, car physiquement et mentalement très difficile. Dans ce programme, on doit constamment repousser ses limites : on a 5 jours pour apprendre une danse, à raison de 8 à 10h de danse par jour. Jusqu'à ce que le corps nous dise "stop". Les derniers temps, je me levais plein de courbatures, j'avais du mal à marcher, mais il fallait y retourner. Il y a un moment où on ne pense plus à la douleur, on la surpasse. On se découvre alors de nouvelles sources d'énergie.

Bordeaux en scène - Tu seras au Théâtre Fémina de Bordeaux le 17 novembre prochain. À quoi doit-on s'attendre ?

Florent Mothe - Un concert intimiste, à la mise en scène minimaliste. J'y raconte mon histoire et mon parcours en musique, depuis mes concerts à Toronto, au Canada, juste avant "Mozart L'Opéra Rock", jusqu'à cette date du 17 novembre. Je suis très impatient de venir à la rencontre du public bordelais.

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